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Le projet de la Francophonie du tennis initié par la Fédération française de tennis et porté désormais par 34 fédérations de tennis de pays francophones est un ambitieux projet qui vise à promouvoir et développer le tennis sur terre battue dans les pays francophones et spécialement ceux d’Afrique francophone.

Au programme : des formations pour renforcer les capacités, un circuit de tournois internationaux francophones pour détecter les talents et les aider à atteindre l’élite mondiale, un réseau de centres et de clubs francophones en terre battue pour former les futurs vainqueurs de Grand Chelem.

Africa Tennis Mag : Monsieur le Président de l’A2FT, que pouvez-vous nous dire sur cette belle aventure de la Francophonie du Tennis que vous portez si bien ?

Daniel Chausse : le projet de l’Association des fédérations francophones de tennis (A2FT) est un projet de développement du tennis au service, certes du sport, mais aussi d’un meilleur accès à l’éducation, à la culture, à la santé, à l’inclusion économique et sociale, au lien entre les peuples et les civilisations.

Que comporte ce projet novateur et en quoi peut-il être bénéfique au tennis africain ?

 Il s’agit de réunir, au sein d’une même association, le plus grand nombre possible de fédérations de tennis des pays francophones pour leur permettre de trouver un espace d’expression et de promotion de leurs intérêts communs, d’une part ; d’identification et de diffusion de leurs valeurs partagées d’autre part ; et enfin, de mise en commun de leurs expertises et savoir-faire afin de faciliter la bonne réalisation de leurs projets de développement sportif, infrastructurel ou éducatif. C’est une enceinte qui, au fil du temps, permettra notamment au tennis africain d’avoir davantage voix au chapitre sur la scène internationale et plus facilement accès aux expériences menées sur d’autres territoires pour développer utilement le tennis, dont le continent souhaitera peut-être s’inspirer ou auxquelles il apportera également sa sensibilité et sa précieuse contribution.

Roland-Garros en Afrique, c’est l’implantation du drapeau, du savoir-faire français en Afrique. L’Etat Français accompagne-t-il le projet? Si oui comment ?

La marque Roland Garros, emblématique du plus beau tournoi sur terre battue du monde, est une marque internationale. Elle est naturellement un formidable porte drapeau du développement du tennis sur terre battue. La FFT et son tournoi ne peuvent naturellement qu’être attentifs au développement   d’infrastructures et de clubs en Afrique qui prennent la décision de développer le jeu du tennis sur terre battue. La puissance publique y est sensible également.

Vous ne semblez pas avoir des origines africaines à l’image de M. Bernard GIUDICELLI, Président de la FFT, mais vous vous donnez corps et âme pour faire aboutir votre projet et donner une chance au tennis africain, Pourquoi ?

 Je crois fermement, comme bon nombre d’observateurs, que le sport est un puissant vecteur de développement humain et économique durable et que son déploiement qualitatif, éthique, mérite d’être accompagné de façon plus juste et équitable dans le monde. Le tennis n’échappe pas à cette réalité et force est de constater que certains continents sont pour le moment des terres de jeu de tennis apparemment plus « naturelles » que d’autres.

Concrètement, nous sommes disposés à apporter plus et mieux de tennis au continent africain qui, pour le moment, se tourne plus massivement vers le football et le basket alors que le tennis, trop souvent réservé à une petite élite, a tant à offrir. En créant l’A2FT, les 34 fédérations de tennis des pays francophones fondatrices ont voulu signaler qu’elles sont intéressées à participer à cette évolution et à appuyer les efforts des fédérations nationales de tennis, de la Fédération internationale de tennis (ITF) et particulièrement de la Confédération africaine de tennis (CAT) déjà engagées dans ce même esprit. Notre union fera la force de notre sport, la diversité de ses pratiquants sera sa richesse.

Notre union fera la force de notre sport, la diversité de ses pratiquants sera sa richesse

Daniel Chausse

Yvidero fière d’être la Marraine Culturelle d’Africa Tennis Mag

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